« Para-ventre »
Impressions photographiques sur satin montées sur châssis
160 x 70 X 6
Ni peinture, ni photo, ni volume, ni paravent mais tout cela en même temps.
Les images utilisées sont des vues de mon « prêt à beauté » où j’expose mon ventre ainsi culotté et appelé le «string Bouddha/Dagobert »
Ce projet s’est articulé autour du trouble des formes et de l'ambiguïté des apparences.
Ce paravent déplie un ensemble d’arguments visuels questionnant les pratiques qui contribuent à notre apparence physique (soins, ornementation, modifications du corps)
Différentes étapes de lecture se déploient avec la distribution des espaces et avec les matières utilisées en relation au corps (du tissu satiné à l’objet servant à se soustraire du regard des autres pendant un déshabillage)
Cette pièce développe une esthétique de la relation entre : une évocation de la présence charnelle et un intermédiaire délimitant les espaces ainsi qu’une référence au va-et-vient intime/public qui induit des mécanismes de curiosité (qu’y a-t’il derrière le paravent ?).
L’inversion des formes, produite dans les images, disjoncte les sens (devant ou derrière ?)
Parodiant les méthodes publicitaires, critiquant le gout social du paraitre, caricaturant les mises en scène par les médias de la réalité, (trop souvent promue au rang de vérité), cet objet se joue de la transparence comme de l’apparence.
En se dressant frontalement, chaque panneau du « para-ventre » rappelle le mode formel et opératoire des expériences du « prêt à beauté » où mon corps est à la fois fourniture, espace de transformation et lieu d’exposition.
Claudie Dadu
Avec la bourse individuelle à la création du Conseil Régional Languedoc Roussillon 2008